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LES JEUNES DE CAMAYENNE LANCENT LEUR CRI DE COEUR: AIDEZ NOUS A AVOIR NOTRE PLAGE… CEST UNE BEAUTE QUE NOUS AVONS! C’EST UN BIJOU!!

LES JEUNES DU QUARTIER CAMAYENNE-CAMEROUN A TRAVERS LEUR ASSOCIATION SOPPOSENT A UNE ENTREPRISE CHINOISE QUI VEUT CONSTRUIRE SUR LEUR PLAGE EN LEUR PRIVANT DE LEUR ESPACE VITAL ! LES REPRESENTANTS DE CETE ASSOCIATION DES  JEUNES POUR LE DEVELOPPEMENT DE CAMAYENNE  SONT CONFIANTS QUAND AU COMBAT QU’ILS SONT ENTRAIN DE MENER . ILS NOUS RELATENT LEUR DEMARCHES POUR OBTENIR GAIN DE CAUSE !

 

Presse des Jeunes : Quelle est la situation actuelle de vos démarches ?

 Barry Télico : Par rapport à nos démarches, il ya en eu  plusieurs, déjà depuis en 2011 le président de la jeunesse de camayenne a mené des démarches dans le sens qu’on puisse nous restituer le terrain de proximité juste en face de la paillotte, ce terrain que la jeunesse de Cameroun aurait mis au service du ministère de travaux publics à travers Bolloré Satom. Donc après les travaux  de cette société à un moment on a démarré nos démarches, il  ya eu beaucoup de courriers qui ont été adressés aussi bien au ministère des TP qui d’ailleurs avait répondu à cette requête mais aussi il ya eu plusieurs requêtes qui ont été adressées au ministère de la jeunesse, au gouvernorat, de mairie ainsi de suite. Donc ça c’est le président de la jeunesse de Cameroun Mr Touré s’est longuement battu pour déjà que la jeunesse de Cameroun puisse rentrer en possession pour qu’il puisse l’utiliser  afin de faire des activités sportives. Bon entretemps il ya la plage de Cameroun qui est la juste en face de la Cour Suprême. Depuis un certain temps , là c’est un cri de cœur de la jeunesse aussi bien de Cameroun que de la Cité Ministérielle de Dixinn, Landréah, même du Bloc des Professeurs, dans la mesure où tous les jeunes viennent faire des activités sportives, vous-même là vous vous le constatez, malgré que c’est la marée haute, mais quand c’est la marée basse, vous verrez qu’il ya plus de 1000 jeunes qui viennent fréquenter ce site, et ceci il faut accompagner cette jeunesse à pouvoir se recréer se divertir, à pouvoir faire une activité sportive, puisque ça permet non seulement de les  cadrer, ça permet de les sauver. Puisque moi je suis né  grandi dans ce quartier. J’ai vu à un moment lorsqu’on nous pris le terrain de la paillote que y avait des travaux au niveau du camp Boiro et lorsque le mur  que vous voyez au niveau de l’hôtel Camayenne,  ce qui fait que à un moment donné et la jeunesse de camayenne et de Cameroun. LàIMG_20160829_164339 où Satom fait son chantier. Et aujourd’hui les travaux sont terminés. Donc nous demandons humblement à ce qu’on nous aide. C’est un cri de cœur. Nous demandons à ce qu’on nous restitue ce terrain pour pouvoir sauver des toute une génération. Parce que si ces jeunes ne sot pas sauvé à travers ces différents site, ça veut dire que se sont des jeunes qui seront abandonnés à eux même. je le dis en connaissance de cause. Puisque je suis jeune et je suis éducateur aussi . Nous savons que lorsque la société fuit ses responsabilités, forcément c’est la rue qui prend le relais. Et lorsque cela arrive, il ne faudrait pas que la société soit surprisse que la culture, la réaction des jeunes soit contraire à la norme imposée par les différentes sociétés. Donc ça crée là ce qu’on appelle une contradiction. Donc c’est pourquoi nous jeunes de Cameroun, compte tenu de ce que nous avons vu, nous sollicitons vraiment qu’on nous laisse notre plage, qu’on nous restitue notre terrain de proximité. Mais aussi nous lançons un appel pour qu’on nous aide aussi à avoir une maison de jeunes. Parce que Cameroun, voyez les immeubles émergent, les immeubles sortent de terre. A chaque mois il ya un chantier. C’est devenu un quartier huppé de la capitale. Mais il ne faudrait pas que nous jeunes de Cameroun que nous voyons le bonheur chez le voisin et que nous même n’avons même pas où nous épanouir. Donc dans une première phase, vraiment c’est de demander aux chinois, c’est de demander à l’état aussi de nous accompagner et de nous….

Presse des Jeunes : Mais les Chinois ont obtenu un papier de l’Etat pour pouvoir construire sur ce site…

IMG_20160829_175456Touré Alseny : Je ne pense que c’est l’état qui a donné le papier aux Chinois. Il ya des individus derrière ça qui peuvent dire que c’est l’état. Lors du passage de Mr le Président de la République. En Novembre 2015 ici ; il y avait une case ici construite par un Français du nom de Joslin. En passant ici c’est le Président même qui a ordonné qui a dit de détruire cette case. Le Président ne peut pas ordonner de construire une telle chose. Le Président lui-même connait le lieu, il a ordonné de détruire la case. Est-ce qu’il peut ordonner de construire ici encore ? En passant ici, il est parti bloquer beaucoup de chantier. Effectivement ce que je dis, le Président n’est pas derrière, il n’est pas au courant. Parce que il a vu cette case ici, il a ordonné de détruire cette case.

Presse des Jeunes : Et si d’aventure l’état donnait raison aux Chinois ?

Barry Télico : Non je ne pense pas. Lorsque nous sommes passé ; ils ont été clair. Pour dire que c’est vrai. Ils ont payé les taxes et tout ça. Ils ont déjà payé quoi des redevances au niveau de la Banque Centrale.. Mais en ce qui est du permis ils n’en n’ont pas. Ils n’ont pas reçu de permis. Donc à ce niveau, je ne pense pas aussi que l’état acceptera de priver toute une jeunesse, toute une génération, arracher l’âme de la jeunesse de Cameroun au profit des intérêts individuels d’un particulier. Ce que nous faisons ici ce n’est pas parce que nous sommes xénophobes, on a rien contre les Chinois donc j’aurais préféré qu’on ne parle même pas de Chinois. Nous savons pertinemment les liens diplomatiques qui existent entre le peuple Guinéen et Chinois. Loin de là. Il ne faudrait pas créer d’amalgame. Malheureusement c’est des bailleurs Chinois qui sont là.

Presse des Jeunes : Est-ce que vous avez des soutiens au niveau de l’état ?

 

Barry Télico : Ecoutez nous nous suivons la procédure normale, c’est-à-dire nous adressons des courriers. Nous nous mobilisons, nous revendiquons. Nous demandons actuellement, nous exhortons à ce qu’on nous laisse le site pour que nous puissions nous exprimer nous épanouir. A ce niveau il ya deux démarches qui ont été menées. Donc là aujourd’hui nous n’allons pas citer les noms des personnes que nous avons pu contacter par rapport à nos démarches.

Presse des Jeunes : Est-ce que les familles dans les quartiers vous soutiennent ?

Barry Télico : Quand nous on est dedans et chacun de nous vient d’une famille et ce que nous faisons Moi c’est de temps en temps que je viens ici faire du sport. Mais comme moi je me mets devant. C’est parce que je pense à mes enfants. A l’état actuel ma femme est en état. Quand l’enfant viendra jouer ici comme tous les autres enfants. Donc pour moi il faut se battre pour que les jeunes aient où jouer. Pour moi ce n’est pas un intérêt individuel.

Presse des Jeunes : Est-ce que vous avez fait appel à d’autres associations de jeunesse des autres quartiers pour prêter main forte.

Entraineur Bangoura : Ce n’est pas nécessaire. Ce lieu là tout le monde le connait. Tout le monde vient ici. Même l’équipe Nationale vient ici : Ligue 1, Hafia, ASKaloum Horoya pour faire l’hivernage pour préparer le championnat. Qu’on informe ou pas ici c’est un lieu de jeunesse, les gens vont savoir de toute façon que cette plage est prise en otage par les Chinois. Et puis nous on n’a pas vu le permis de construire des Chinois. Du fait que l’état est le père de la Nation, Nous pensons que nous avons le droit de revendiquer mais pas de façon brutale. S’il s’avère que les Chinois ont raison, nous on ne discutera pas. Mais alors dans ce cas que l’on nous restitue le terrain de proximité qu’on nous a retirée à coté de la Paillote. S’il nous retire là bas et ici le terrain de Coléah sera bondé de monde. Car il plus de 1OOO clubs qui s’entraine là bas ! Il ya même des cochons qui vient chercher leur nourriture (rires) ! Or on ne joue pas avec les cochons (rires).

Presse des Jeunes : Est-ce que vous êtes sur d’obtenir gain de cause ?

 

Sanoh Ousmane : Je fais parti de la commission chargée de faire la négociation par rapport à ce site. Vous avez posé une question, je ne vais pas esquiver la question, mais je préfère commencer par une chose.

Ce n’est pas une question de plage, ce n’est pas une question de terrain. Notre terrain c’est de l’autre coté. C’est d’abord une question de bord de la mer.

Ensuite c’est seulement ici, vous-même vous le voyez il y a des étages par ci par là. C’est seulement ici ou le quartier reçoit du vent qui vient de la mer. C’est une question d’espace. Donc pour un peu recadrer la chose. Je ne vais pas revenir sur tout ce que les autres ont dit. Mais on a eu à mener beaucoup de démarches. DATU, Ministère et autres communes, Gouvernorat. Jusque là on a pas obtenu gain de cause. Nous réclamons notre droit de façon pacifique, et nous sommes prêts à aller partout où besoin sera. Nous ne nous laisserons pas berner.

Nous somme de réussir parce qu’on est avec des gens qui sont entrain de nous aider y compris le chef de quartier d’ici qui mène des démarches pour nous. Mais il mène son combat de façon solitaire. On ne peut pas l’ignorer. Merci au chef de quartier, au président de la jeunesse qui depuis 4 ans se bat. Et nous somme sur que cette fois-ci ça ne sera pas comme l’autre fois.

 

Presse des Jeunes : Votre dernier appel à lancer ?

 

Touré Alseny : Dernier appel à lancer c’est au niveau, Commune de Dixinn, Ministère des Sport, Travaux Publics, Habitat pour nous aider à avoir notre plage c’est le cri de cœur de la jeunesse que je lance.

Entraineur Aboubacar Bangoura : (en colère) Vous m’excusez très fort  Monsieur le journaliste! Il ya certains quand on leur parle d’ici, ils nous disent pourquoi on ne va pas à la Bluezone ! La Bluezone ce n’est pas un terrain qui prépare les joueurs. C’est un lieu de recréation de divertissement. C’est payant ! Ce n’est pas facile de former un joueur. Les gens doivent cessez de nous engueuler avec cette histoire de Bluezone !!

Barry Télico : le cri de cœur. Dans ce quartier j’ai grandi, près de 80% des jeunes de ma génération ont été pratiquement enterré au cimetière de Cameroun. Parce que arrivé à un certain moment, ils se sont lancé dans la consommation de l’alcool, du chanvre indien parce que y avait pas d’activités sportives. Donc je ne voudrais pas continuer à assister aux différents enterrements, aux obsèques de nos jeunes frères. Donc  c’est pourquoi je lance un appel, ça vient du cœur, qu’on nous aide à nous nous restituer le stade de proximité de la paillote, qu’on nous laisse la plage. C’est tout ce que nous avons comme beauté, comme fierté dans le quartier et qu’on nous aide aussi à avoir notre maison des jeunes. Puisque ça nous permet aussi d’avoir un cadre technique où les jeunes peuvent se retrouver et bénéficier des formations. Venez ici les samedis après l’ouverture, les enfants viennent viennent de partout Yimbayah, Gbessia, Sonfonia, Kissosso. Puisque c’est la seule plage depuis le drame de Rogbane. Compte tenu de l’ouverture qu’elle a , quel que soit l’activité que nous menons ici, en un laps de temps, on peut évacuer la plage. En termes de sécurité déjà c’est la. Et autre chose aussi, vous verrez que la principale activité ici c’est le sport. Même quand il yavait Chaka Waka ici c’est des boissons non alcoolisées qu’on vendait. C’est pourquoi on ne peut pas nous priver de cette plage. Vous verrez tous les jeunes viennent ici. Même l’académie Titi Camara est là. Vous avez vu le sable ! C’est une beauté que nous avons ! C’est un bijou !!

Touré Alseny : Le Président de la république a fait un décret interdisant de construire en bordure de mer. Je demande si ça existe ou pas. Le Président a interdit de construire en bordure de mer. Je veux savoir si ce décret est valable ou pas ?!!

 

Interview réalisé par S@int-Scribe.

Tél : (+224) 620 27-29-53 / 655 72-62-23

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