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BOUTROS GHALI,  L’EX SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES  ET EX SECRETAIRE GENERAL DE LA FRANCOPHONIE A TIRE SA REVERENCE !!

17boutros-ghali-obituary-slide-H6N9-jumboL’ancien secrétaire général de l’ONU (1992-1996) est mort ce mardi 16 Février 2016 au Caire, à 93 ans. En dépit de son brillant parcours académique et diplomatique, Boutros Ghali n’avait pas su éviter les grandes tragédies dans les Balkans et au Rwanda. Voici le  portrait d’un grand diplomate et  séduisant intellectuel africain qui vient de  tirer sa révérence.

 Son parcours académique

boutros 1Boutros-Ghali est né au Caire, en Égypte, en 1922 dans une famille de chrétiens coptes. Il est  licencié en droit de l’université du Caire en 1946, il obtint un doctorat en droit international de l’université de Paris et le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris en 1949. En 1949 toujours, il devient professeur de droit international et de relations internationales à l’université du Caire, jusqu’en 1977. En 1965, il devient président de la Société égyptienne de droit international, et en 1975 président du Centre d’études politiques et stratégiques (Al-Ahram).

De 1954 à 1955 il obtient une bourse de recherche Fulbright à l’université Columbia, il fut aussi directeur du Centre de recherche de l’Académie de droit international de La Haye de 1963 à 1964, et professeur invité à la faculté de droit de l’université de Paris de 1967 à1968.

Entre Le Caire et Paris, Boutros Boutros Ghali partageait son temps entre des interventions à l’Unesco, à l’université de droit de La Haye et dans les médias égyptiens à qui il donnait de réguliers entretiens.

  • Son parcours diplomatique et politique

Boutros_Boutros-Ghali_in_DavosDéfenseur du tiers-monde, il est ministre égyptien des Affaires étrangères de 1977 jusqu’en 1991. Il prend alors le poste de vice-Premier ministre égyptien chargé des affaires étrangères auprès des Nations unies. Alors ministre des Affaires étrangères, il est avec son homologue israélien Moshe Dayan, l’un des principaux négociateurs des accords de paix israélo-arabes signés par Anouar el-Sadate et Menahem Begin en 1979.

Il prend les fonctions de secrétaire général des Nations unies le 1er janvier1992 pour un mandat de cinq ans. On retiendra sa contribution essentielle à la doctrine de la diplomatie préventive : l’Agenda pour la paix. Mais on lui reproche les échecs de la force onusienne en Yougoslavie, au Rwanda et au Sahara occidental. Kofi Annan lui succède au terme de son mandat, le 1er janvier 1997.

  • Son Savoir-faire

La chose la plus pertinente démontrant le savoir faire de Boutros Ghali est sans nul doute son passage à la tête de la diplomatie égyptienne, lorsque  les accords de Camp David, débouchant à  la restitution du Sinaï à l’Égypte. Sadate et le chef du gouvernement israélien, Menahem Begin, ont obtenu le prix Nobel de la paix, mais ce sont bien Boutros-Ghali et son homologue israélien Moshe Dayan qui ont été à la manœuvre.

Ce  savoir-faire a été déterminant pour  la succession en 1991 du Péruvien Javier Perez de Cuellar à la tête du secrétariat général de l’ONU. Puisque le  poste devait cette fois revenir à un Africain, Boutros-Ghali devient donc le premier représentant du continent noir à la tête des Nations unies.

Ce savoir faire encore lui a permis d’être  nommé secrétaire général de la francophonie de 1997 à 2002,.  Visionnaire, il a aussi été le premier à porter la Francophonie aux premières places de la diplomatie internationale.

« Précurseur, il a eu ces mots pour définir l’avenir de notre organisation : « la Francophonie sera subversive et imaginative ou ne sera pas » et bien sûr, il avait raison »,

« Je tiens à rendre hommage à un homme qui a œuvré sans relâche pour la paix dans le monde, pour la démocratie, les droits et les libertés. On ne dira jamais assez les efforts inlassables qu’il a déployés, tout au long de sa carrière universitaire, politique, diplomatique, pour faire reconnaître, respecter, progresser ces valeurs universelles. Altermondialiste, il avait une vision moderne et équitable du développement des pays du Sud »,

a déclaré Michelle JEAN l’actuelle Secrétaire Générale de la Francophonie en lui rendant hommage

Ce brillant parcours universitaire et diplomatique lui ont également permis d’être membre ou d’être hissé à la tête de nombreuses organisations, ou de recevoir des distinctions honorifiques tels que :

-Etre président du Curatorium de l’Académie de droit international de La Haye ;

-En avril 2007, il se voit accorder un doctorat honorifique de la part de l’Université du Québec à Chicoutimi (Canada, Québec, Saguenay).

-Il participe encore activement aux travaux de l’UNESCO, et en particulier aux Entretiens du xxie siècle.

-Le 4 mars 2009, Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine.

-À partir de 2009, Boutros Boutros-Ghali est également membre du jury du Prix pour la prévention des conflits décerné annuellement par la Fondation Chirac

-Grand-croix de la Légion d’honneur (remise le 26 octobre 1994 par le président François Mitterand2.).

-Compagnon honoraire de l’Ordre du Canada

-Docteur honoris causa de l’université Waseda3

  • Ses déboires :

Cependant en dépit  du brillant parcours de cet homme intellectuellement séduisant, est ternie quelque peu par l’echec de l’institution onusienne dans les balkans et au Rwanda.

En effet  L’éclatement de l’Union soviétique et du Bloc de l’Est auimages (2) début des années 90,  mettant à la bipolarisation du transforme les relations entre les pays; les lourdeurs de l’organisation onusienne, les intérêts contradictoires des pays membres, leur réticence à mettre la main à la poche sont autant d’entraves à son action. En 1994, avec le génocide rwandais, et, l’année suivante, avec la guerre en Bosnie-Herzégovine, deux conflits devenus symboles de l’impuissance des Nations Unies ;  l’empêchent d’être réélu, En guise d’illustration Boutros Ghali disait : «Je me sens humilié avec ce qui s’est passé au Rwanda. J’ai été l’un des premiers à parler de génocide mais je n’ai pas réussi à ébranler l’opinion publique. Les Etats sont restés insensibles à mes appels.»

Malgré ces infortunes Boutros Ghali est  omnipresent dans l’esprit des Africains surtout des jeunes que nous sommes. Et pour nous, il demeure toujours  comme celui qui fut le premier Africain à devenir Secretaire Général des Nations Unies et premier Africain à devenir premier secretaire général de la Francophonie. Ce reremarquable et séduisant parcours de cet universitaire nous rend plus que fiers, nous jeunes qui voulons lui ressembler.

 Par S@int-Scribe,

(+224) 655 72-62-23 / 620 27-29-53 /664 39-46-78.

 

 

 

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