Un mandat sous le signe du respect : Marwane Baldé à l’écoute des sages de Macenta

Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Macenta a déclaré que sa nomination ne saurait être perçue comme un privilège personnel, mais plutôt comme une lourde responsabilité collective qui l’engage devant Dieu, devant les hommes et devant l’histoire. À cette occasion, il a exprimé sa profonde gratitude aux autorités coutumières pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et a sollicité leurs bénédictions, qu’il considère comme un préalable essentiel à la réussite de sa mission.

S’exprimant avec humilité, le magistrat a tenu à rappeler qu’il demeure avant tout un fils du terroir. À ce titre, il s’est dit ouvert à l’écoute des conseils, des critiques et des observations des sages de la localité. Il a invité ces derniers à ne pas le réduire à sa fonction, mais à le considérer comme l’un des leurs, susceptible d’être orienté, conseillé et, au besoin, rappelé à l’ordre.

En retour, les chefs coutumiers ont salué cette démarche, qu’ils ont qualifiée de marque de respect et de considération envers les valeurs traditionnelles. Ils ont formulé des prières pour le succès de sa mission, tout en l’encourageant à faire de la justice un véritable levier de paix, de prévention des conflits et de protection des droits de tous les citoyens, sans aucune forme de discrimination. Ils ont également souligné la nécessité d’une collaboration étroite et permanente entre l’institution judiciaire, les autorités administratives, religieuses et coutumières afin d’anticiper et de désamorcer les tensions latentes.

En initiant son mandat par cette rencontre avec les forces morales de Macenta, M. Marwane Baldé pose les jalons d’une gouvernance judiciaire ancrée dans les réalités locales, fondée sur le dialogue, la rigueur des principes et le respect de la dignité humaine. Bien au-delà du simple protocole, cette démarche apparaît comme un engagement public à exercer ses fonctions avec équité, responsabilité et loyauté envers les populations.

Dans un contexte où la société guinéenne exprime de fortes attentes en matière de justice, de transparence et de stabilité, ce geste symbolique du Procureur de la République est perçu comme un signal fort. Il ouvre la voie à une coopération renforcée entre les institutions de l’État et les autorités traditionnelles, au service de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble à Macenta.

La rédaction