Madame Kantè Kadjatou Doumbouya : « La Formation est la Clé du Développement du Secteur Minier en Guinée »

Madame Kantè Kadjatou Doumbouya, Associée et Directrice Commerciale en charge de la communication et des relations extérieures, ainsi que Présidente de la Fondation Kadijasilatigui, a récemment animé un panel lors du Salon International des Mines et Carrières. Dans son intervention, elle a souligné l’importance croissante des formations adaptées pour accompagner le secteur minier et les carrières en Guinée.
« Il est heureusement évident que des institutions et des politiques sont désormais en place pour soutenir ceux qui souhaitent se former dans ce secteur, » a-t-elle déclaré. Elle a ensuite insisté sur un point crucial : « Il est important de noter que ceux qui se distinguent aujourd’hui dans ce domaine ne sont pas nécessairement des personnes diplômées de grandes universités comme la Sorbonne ou Tamakéne. Nombre de techniciens locaux, parfois sans formations supérieures traditionnelles, font une différence et se révèlent plus performants que d’autres. »
Lors du panel, Madame Kadjatou Doumbouya a évoqué l’importance de la formation dans les projets d’envergure à venir, en particulier dans le secteur minier. « Les personnes qui se démarqueront dans ces méga projets seront celles qui auront pris les devants en matière de formation. Cela nécessite une vision claire et une anticipation des besoins du marché. »
Elle a également partagé son parcours personnel, soulignant que son expérience n’était pas celle d’une simple transition académique vers le secteur minier. « J’ai terminé mes études en Allemagne en 2008, en sciences politiques. Pourtant, je me suis retrouvée dans le secteur minier, d’abord comme assistante d’un homme clé dans les décisions politiques et économiques, aussi bien du côté privé que public. Cette expérience m’a poussée à m’intéresser davantage à ce secteur. »
Après un passage en Chine, où elle a vu de près l’influence grandissante de ce pays sur la Guinée, elle a décidé de prendre une initiative audacieuse : « Je me suis dit que la Chine allait jouer un rôle prépondérant en Guinée. J’ai donc décidé de suivre une formation en mandarin et de m’initier aux compétences techniques nécessaires pour comprendre et m’intégrer dans ce secteur. »
Aujourd’hui, forte de cette double compétence linguistique et technique, elle est un exemple de la transformation possible grâce à la vision et à la formation. Elle conclut son intervention par un appel à l’action : « Si nous voulons éviter qu’une nouvelle Chine vienne envahir notre pays, nous devons investir dans la formation de nos jeunes dès maintenant. C’est ainsi que nous pourrons garantir un contenu local 100% et participer activement au développement du secteur minier. »
Madame Doumbouya insiste donc sur l’urgence de former les jeunes générations pour qu’elles puissent prendre le relais dans les secteurs stratégiques, en particulier celui des mines, dans les années à venir.