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Syndicats, Gouvernements et Patronats à Genève : Mohamed Lamine Camara de l’USTG en parle et recadre Abdoulaye Sow

Mr Camara de l’USTG

Dans un entretien accordé cette semaine à notre rédaction, le secrétaire général de la Fédération Syndicale de l’Energie et Assimilé de Guinée (FSEAG) Mohamed Lamine Camara n’a pas tardé de faire le compte rendu fidèle de la récente rencontre importante qui, a réuni à Genève les syndicats, gouvernements et patronats dans le cadre de la Conférence Internationale de Travail (CIT).

Mais, notre interlocuteur a aussi tenté de recadrer l’équipe d’Abdoulaye Sow présent sur les lieux en détenant une banderole où selon lui on pouvait y lire : ‘’merci pour la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et la reconnaissance de notre centrale’’.
Car dit-il : « je m’inscris en faux parce que ce n’est pas la CSI qui reconnais un mouvement syndical dans un pays. Donc c’est un faux usage de faux ».

D’entrée de jeu, le Secrétaire Général Adjoint de l’USTG d’Aboubacar Camara, Mohamed Lamine Camara a laissé entendre dorénavant que « la Conférence Internationale du Travail (CIT) a été créée en 1919 en France et cette année, on a fêté le centenaire de la CIT ».

Selon le syndicaliste, « à cette occasion, si il faut vous faire un compte rendu, parce qu’on a entendu certaines femmes dire que les gens les ont insultés ceux-ci, cela, ce n’est pas vrai nous, on n’a pas une éducation qui nous permet d’insulter une personne à plus forte raison une femme ».

« On est allé-là simplement pour dire à ceux-là qui disent qu’ils ont été insultés parce qu’ils sont partis avec une banderole sur laquelle il était écrit merci pour la Confédération Syndicale Internationale (CSI) pour la reconnaissance de notre centrale », a mentionné notre interlocuteur.

Poursuivant, le SGA de l’USTG a aussi noté que c’est une conférence internationale qui consiste à voter les lois, à élaborer les lois et à les voter par les différents membres, à savoir les gouvernements, les patronats et les travailleurs. « C’est pourquoi on dit que c’est une organisation tripartite », a-t-il ajouté.

Avant de souligner que « comme le gouvernement est un employeur, les patrons sont les employeurs et nous qui sommes les travailleurs et trois parties qui sont concernées par le monde du travail ».

C’est pourquoi, il a également dit que « chaque année au mois de juin, toutes ses trois parties-là se retrouvent à Genève pour discuter, améliorer et voter les nouvelles lois et corriger ceux qui sont déjà obsolètes pour pouvoir les adapter à la nouvelle institution du monde du travail dans le cadre internationale ».

« On ne va pas à Genève pour aller faire la reconnaissance d’une centrale syndicale ou bien pour dire que je suis tel ou telle, on va uniquement pour voter les lois. Donc c’est ça le sens réel de la conférence internationale de Genève », a-t-il précisé.

Précisant ceci : « nous les avons fait savoir que ce n’est pas à Genève qu’on reconnaît une organisation syndicale. Vous êtes reconnus d’abord dans votre pays avant que vous ne fassiez le déplacement pour Genève. C’est-à-dire vous êtes déjà identifiés, accrédités avant d’y être. Donc, ça veut dire que ce sont des gens qui ne maitrisent même pas le BABA du mouvement  syndical. Ça fait vraiment honte si vous imaginez que la Guinée a ratifié plus de recommandation du CIT plus que n’importe quel pays ».

Pour notre interviewé, « le syndicalisme ce n’est pas pour se taper la poitrine, dire que voilà, je descends dans la rue. Pour  nous, ce n’est pas ça notre vocation. Notre vocation, c’est protéger et veiller uniquement sur la condition de vie des travailleurs et pour la protection des travailleurs ».

« La conférence s’est très bien passée. Elle tient simplement à préciser qu’on ne va pas à Genève pour être accueilli comme disent les autres que j’ai été bien accueilli ceci ou cela », a conclu Mohamed Lamine de l’USTG.

Léon Kolié et Oumar Kéïta pour Presse des Jeunes

Education/Ratoma : « On a un système éducatif déficient », dixit Dr. Ibrahima Kassory Fofana

Lancement du BAC 2019 Ratoma
Lancement des Epreuves du Bac par le Premier Ministre Kassory Fofana

Le premier ministre chef de gouvernement Dr. Ibrahima Kassory Fofana, a procédé ce lundi 15 juillet 2019 à Conakry, au lancement officiel du Baccalauréat session 2019, au lycée Kipé dans la commune de Ratoma.

A cette occasion, Dr. Ibrahima Kassory a souligné qu’ils sont là en cette matinée pour s’assurer, que toutes les conditions matérielles, financières et humaines soient réunies pour que ses épreuves se passent dans les meilleures conditions.

« Pour que le baccalauréat session 2019 ne connaisse pas les dérapages du passé, qu’on ne se plaigne pas pour dire qu’il y a eu beaucoup de tricherie parce que, la toile de fond pour le gouvernement est de s’assurer que le système éducatif guinéen puisse aller de l’avant. C’est-à-dire puisse être un système compétitif dans un monde qui, se globalise que les guinéens puissent, dans les conditions de techniques, technologiques, disons intellectuelles puissent compétir  avec les autres pays de la sous-région et les autres régions du monde », renchéri-t-il.

Poursuivant son intervention, le locataire du palais de la colombe a

Le Premier Ministre Kassory Fofana lors du lancement du Bac unique 2019.

indiqué qu’il faut qu’on ait le courage de le dire aujourd’hui, on a un système éducatif déficient. « Combien de guinéens pourraient à la sortie de l’université prétendre à un emploi compétitif  sur le plan international. Et là, pour corriger cela, il faut corriger à la base, il faut une sélection rigoureuse, un système rénové qui tient compte de l’évolution du monde. Alors on est là ce matin pour s’assurer que l’encadrement du système éducatif guinéen est bien en phase avec ses préoccupations gouvernementales », mentionne-t-il.

A noter que pour ce baccalauréat session 2019, au compte de la Direction Communale de l’Education (DCE) de Ratoma, sont inscrits pour toutes options confondues 13.532 candidats dont 5.978 filles répartis dans 36 centres, dont 452 salles de classe, 904 surveillants, 36 délégués, 72 agents sécurité et 72 agents de santé.

Alpha Kéïta