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presse des jeunes du vendredi 9 août 2019

Résultats des examens nationaux : « c’est le plus faible pourcentage de la sous-région », selon Aboubacar Soumah


Suite à l’annonce des résultats catastrophiques des examens nationaux session 2018-2019 sur toute l’étendue du territoire national, le sécretaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) , Aboubacar Soumah a déclaré dans les colonnes de certains médias de la place que « le gouvernement, dans l’objectif de mettre les universités privées de côté, puisqu’ils ont déclaré qu’il n’y aura plus d’orientation dans les universités privées dans trois ans, ils sont dans cette optique-là et chaque année, les pourcentages ne font que régresser parce qu’ils ne veulent pas que le surplus soit orienté dans les universités privées ».

Car selon le meneur de la grève des enseignants ; « Au lieu que le bac ne soit un examen, c’est plutôt un concours parce qu’ils ont un barème qu’ils ont fixé. Dès que ce quota est arrivé, on bloque et les autres-là, même s’ils sont admis, on les met de côté.»

Poursuivant, le syndicaliste a également laissé entendre que «  ces mauvais résultats des examens nationaux, c’’est le plus faible pourcentage de la sous-région. Entre 12 et 13% dont la plus part est d’ailleurs résorbé par les salaires » .  

Précise-t-il : «le militantisme a prévalu dans tout le processus de déroulement des examens. Le choix des sujets, le choix des surveillants, le choix des correcteurs, des superviseurs… Tous sont des militants du RPG. Les enseignants compétents sont mis de côtés» 

 Le leader du SLECG signale également qu’après la grève des enseignants, ayant perturbé les cours durant trois mois, les cours devaient continuer jusqu’au 30 juin, tel que prévu par le calendrier réaménagé scolaire.    

 «L’enseignant, pédagogiquement, ne peut pas évaluer de façon sérieuse un effectif dépassant 45 élèves par salle. Alors qu’aujourd’hui en Guinée, le faible taux dans les classes c’est au moins 150 élèves par classe», a dit Aboubacar Soumah .

Par Léon KOLIE pour Presse des Jeunes